dimanche 11 mai 2008
marre des cheveux courts. et pas que.
Veuillez payer le tarif affiché par carte ou par pièces. Rhaaaaaa mais ta gueule putaiiinnn.
Il est 3h35. Paris ne va pas tarder à s'éveiller. Las Vegas n'est toujours pas couché. Moi non plus. Usée par ces journées qui finissent toutes par mal tourner. C'est fou comme ces choses qui étaient si belles il y a quelques mois se sont transformées en haine. Presque organisée. Presque attendue. Et pourtant, je n'y suis toujours pas préparée.
Quatre mois. Qui font écho aux quatre ans d'avant. Ceux où on alliait désir et complicité. Où on s'aimait simplement sans se détester. On s'connaissait, se reconnaissait. Je n'le reconnais plus ; il me connait de moins en moins. J'ai comme l'impression de me disputer dans la 4ème dimension. De me battre contre moi-même. Contre ses pensées et mes mots. Ces mots que je ne trouve plus. Ces mots que j'ai perdus. En même temps que moi. Je n'suis pas là mais je prends quand même les coups. Ma garde n'est pas assez bonne. Je prends, j'encaisse, je suffoque et je tombe.
1...2...3...4...5...6...7...8...9...10...K.O.
Déjà, à l'époque, on pouvait passer une après-midi entière à regarder la mer sans se parler. A s'empêcher de rire des frasques de ceux qui nous entouraient parce qu'on savait que l'autre attendait qu'on le fasse. J'étais lui, il était moi. Façon d'parler. Mais on s'en foutait. Tant que l'autre était là, on était bien. On allait bien. Droit devant, la tête haute. On s'parlait avec les yeux. On savait que le regard reflète l'âme. Et le cœur. Ce cœur qui n'est pas brisé mais qui s'déchire petit à petit. Comme pour bien montrer qu'je souffre.
A l'heure qu'il est, on ne s'adresse plus la parole. A quoi bon? Il me semble qu'il n'existe aucun mot qui pourrait lui faire comprendre. Comprendre que je n'ai pas changé. Que je n'mens pas, ne trompe pas, ne trahis pas. Comprendre que mes amis sont mes amis, pas ses ennemis. Comprendre que je l'ai toujours défendu quoi qu'il ait pu se passer entre nous, même devant des gens qui ne comprenaient pas toujours pourquoi. L'important étant que moi j'en sois convaincue. Comprendre que, non, même quatre mois après, je n'ai pas forcément franchi le cap de la nouvelle vie. La nouvelle vie sans lui. Comprendre que si je suis distante c'est pour m'éloigner des souvenirs, pour m'éviter de trop souffrir. Comprendre, enfin, que si mes larmes ne se voient pas ce n'est pas qu'elles sont absentes, mais parce qu'elles sont vicieuses. Et que le vice blesse.
Alors, par manque d'activités de motivation pour mener à bien mes diverses activités professionnelles, j'ai réactivé mon compte Facebook. Pour retrouver des amis d'enfance à qui je ne parle même pas. Ce qui est, en soi, vraiment très gratifiant. Grâce à des quizz siper cools rédigés avec la meilleure orthographe du monde par des personnes, bien sûr, qualifiées en la matière, j'ai pu apprendre beaucoup sur moi-même. En effet, je sais maintenant que je suis une frite Haribo fidèle en vrai et très rock and roll. Véritable espèce rare en matière d'intelligence, je me situe entre Britney Spears et Indiana Jones. Endiablée, je symbolise la luxure et dans ma course contre l'échec, je serais plutôt du genre Lacoste. Les autres m'adulent et m'envient mais, attention, je peux parfois passer pour une chaudasse.
Un vrai petit profil de catin avec des Sexo Quizz dans tous les sens.
D'ailleurs, un bilinguisme un peu plus au point m'aurait permis d'éviter qu'un mec de ma classe vienne me dire "Alors comme ça on est des Fucking Friends?" Euuuuuh non non garçon. C'est juste que j'clique sur Sure! à chaque demande (je me suis calmée depuis. J'comprends pas = j'clique pas. Point.)
Je tiens quand même à dire pour ma défense que ma meilleure amie m'a, elle, ajoutée délibérément.
Ben quoi? Fucking Friends c'est pas les Putain d'Potes?
Presque.
Mood : Pas bon.
Sound : Girls just wanna have fun, Cindy Lauper
Few words : "Oil friends and old wine
are best." (in a fortune cookie)
Favorite : Canal+ à la demande et la
laque soin Timotei cheveux abîmés
Smile Maker : une journée qui avait bien commencé...
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PS : Je compte bientôt créer un groupe "A la recherche de la PrettyGinger perdue." Qui s'inscrit?
Commentaires
Ce petit clin d'oeil est touchant.
Je ne sais pas si Joli Gingembre reviendra. Mais moi je reviendrai. Peut-être sans l'anonymat. Peut-être pas. Peut-être une fois expat aux pays des kangourous. Je ne sais pas encore.
Tout ceci demande réflexion.
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