Crazymoon - Follement Féminin

"Un p'tit bout de femme toute marrante qui fait sourire la pluie."

samedi 31 octobre 2009

Soyons clairs

CR4ZYM00N on Facebook

Fausse Bonne Idée : Trop anticiper l'atterrissage et, du coup, négliger la chute.

- QUOI ??  T'as jamais pris une décharge ? Même une petite ?
- Ben non.
- Moi, plein. Rien que quand je mettais ma langue dans les prises...
- Ah non mais moi j'ai jamais été con, ça doit être pour ça.

Finalement, travailler en boulangerie m'aura au moins permis d'affiner ma répartie. Et de rencontrer des gens un peu bizarres, au point de pouvoir tenir un monologue de 20 minutes juste pour me répondre quand je me plains parce que "p'tain, c'est mon dernier jour et tout le monde s'en fout".

"Tu croyais quoi ? Que les clients allaient pleurer ? Hurler, s'accrocher, dire "Non non, ne la laissez pas partir" ? Non mais t'as raison, j'pense que dès demain matin, on aura des pétitions sur les vitrines. Ils manifesteront, bloqueront l'entrée avec des panneaux à ton effigie. Ils crieront au patron que si tu reviens pas, ils achèteront plus rien. Du coup, on va faire faillite. T'es fière de toi, hein ? On va faire faillite à cause de ton ambition de merde. Alors on fermera boutique. Puis, on passera à Toute une histoire, sur France 2, avec l'autre là, celui qui a des lunettes. "Bonjour Monsieur, vous êtes là pour témoigner. - Oui, ben voilà, avant j'étais boulanger, ça se passait bien. Et puis Noémie est arrivée. Elle était gentille mais elle est restée que trois mois. C'est le lendemain de son départ que tout s'est enchainé. Les clients nous insultaient, nous jetaient des trucs dessus. On a été obligé de fermer, vous savez ? Et de s'exiler pour pas qu'on nous retrouve. Elle, elle fait sa vie, c'est pour ça qu'on lui en veut. On demande même pas de dédommagements, juste des excuses. Qu'elle comprenne le mal qu'elle a pu nous faire." Et puis on passera dans le journal de 13h : "Le Moulin du B, une petite boulangerie du Sud de la France, jusque là sans histoire, se retrouve aujourd'hui dans une situation plus qu'inconfortable. En effet, l'une de ses vendeuses vient de quitter son poste ce qui a engendré une mobilisation générale des clients qui refusent d'être servis par une autre. Les croissants n'auraient "pas le même goût sans Noémie", selon eux et l'endroit, malgré la plage en face et les palmiers alentours, aurait perdu tout son charme." Non mais sérieusement, arrête de rêver. Tu pars de ton plein gré Noémie, c'est pour ça que tout le monde s'en fout."

"Tu.pars.de.ton.plein.gré.Noémie.c'est.pour.ça.que.tout.le.monde.s'en.fout."

Alors c'est donc ça : si tu choisis de partir c'est que tu choisis de quitter ?
Ben non. Quand tu choisis de partir, parfois, c'est que tu choisis de ne pas rester. C'est que peut-être ton père a eu une fois raison quand il t'a dit que "de toute façon, tu seras jamais heureuse pour la simple et bonne raison que tu te contentes jamais de ce que t'as et que tu cherches toujours l'inaccessible". C'est aussi parce qu'il te semble que pour mériter qu'on t'aime, tu dois exister mieux que ça. Faire de ta vie une construction compliquée quitte à ce que les travaux perdurent. Derrière l'échaffaudage, le coeur ne s'en porte que mieux. Partir, parfois, c'est voler au dessus de tous les endroits où on ne veut peut plus se poser, rester éveillée pour n'endormir personne, pouvoir mettre à profit ce qu'on est pour ne plus avoir à espérer être autre, aller au-delà de soi-même pour ne plus jamais regretter si ce n'est les gens qu'on laisse, le coeur lourd mais les idées plus légères. C'est essayer de faire quelque chose, à défaut de devenir quelqu'un.

Et comme dirait l'autre "Quand on choisit, on abandonne toujours."

J'aime pas choisir. Mais j'ai pas l'choix.

full_prima_j_artist_photo3
Mood : en lutte contre le manque
Sound : SALIF - Stop
Book : Jours sans faim, Delphine de Vigan
Few words : "Pas d'idéaux, juste des idées
hautes", Miss Tic

Favorite : Delphine de Vigan, sa vie, son oeuvre
Smile maker : tout, partout, toujours

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mercredi 26 août 2009

I can't be The One

CR4ZYM00N on Facebook

Fausse Bonne Idée : mettre du beurre de cacao sur ses cheveux mouillés.

On choisit pas sa famille. Et, visiblement, elle ne nous aurait pas choisi non plus.

Je me suis perdue, quelque part entre la discrétion et la popularité. Comprendre que je parle toujours aussi peu de moi mais que je multiplie les connaissances plus ou moins stériles en brodant sur du rien et en feignant la sociabilité. Reste à savoir si ça peut passer l'été.
Je sors beaucoup pour rentrer le moins possible. Et je donne, (dé)libérément, en prenant le minimum. En n'attendant rien pour contourner la déception. Je me persuade que je peux me contenter de peu. Simplement parce qu'il semblerait qu'en ce moment je ne suis pas capable de mériter mieux. Je ne veux vivre que des débuts pour éviter de rêver à des histoires sans fin qui ne viennent pas. Je file un quotidien qui ne me satisfait pas. Contrainte et forcée par la vie que je m'efforce de bousculer. Je m'essouffle. Et je signe des CDD qui me donnent envie de pleurer. J'aspire à mieux mais doute quand même. Tout le temps. Je n'ai pas de situation, n'inspire pas l'intérêt. Suis partagée entre l'envie d'être vue et le besoin de disparaître. Je vois des roues tourner et la mienne qui est toujours voilée. Finalement, je ne demande qu'à compter. S'il vous plaît.

Je me marierai avec Kanye West ou je n'me marierai pas.

J'espère qu'il aime les robes dorées.

Kanye_west_detailMood : détachée
Sound : Run this town -
Rihanna ft. Jay Z & Kanye West
Movie : Very Bad Trip, évidemment
Book : Allah Superstar, YB
Few words : "Soyons heureuse en attendant
le bonheur." Miss Tick
Favorite : Wesc, nouvelle collection
Smile maker : Alan, Stu, Phil et Doug

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mercredi 22 juillet 2009

White flag

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Et regarder le temps. Se remettre. De tout. Se permettre. Tout le reste. Se demander pourquoi avec un coup dans le nez, ils ont mal au crâne. Chercher s'il y a un lien avec l'oreille interne comme quand on a mal au coeur et, finalement, se dire que le corps devrait se décider sur la douleur pour simplifier les choses. Oublier ses problèmes pendant que le vernis sèche. Maquiller ses expressions avec du Mac, pour que ça couvre bien et ne rien laisser transparaître sinon le bon qu'on souhaite aux autres. Cacher le manque de confiance derrière un semblant de maturité. Partir sans bouger. Bouger sans quitter. Se poser pour ne plus faire du sur place, éreintée de courir de droite à gauche pour éviter les obstacles qui empêchent d'aller de l'avant. Dribbler, marcher. Et l'arbitre qui siffle encore. Il semblerait qu'il soit pour l'équipe adverse. Mais la partie n'est pas perdue. Pas encore. Tant qu'il y a des rêves... Manier la prose avec élégance et simplicité. Pour dire les choses comme on les pense. Vouloir combler enfin ce vide intersentimental. Sidérant. Tout faire pour ne pas rentrer chez soi. Pour ne pas se rendre compte encore que "chez soi" n'existe pas. Se sentir bien qu'entourée. Oublier, négliger, ignorer. Tous les chemins mènent à la perte ; autant prendre le plus long. Trouver son existence insignifiante mais vouloir percer quand même. Essuyer les refus d'un revers de la main. Chercher quelqu'un qui n'a trouvé personne. N'avoir besoin que d'une seule chance. Une seule. Lui courir après. Voir sa vie s'foutre de sa gueule et lui sourire quand même.

Par mépris.

panneau


Mood :
terre à terre
Sound : Partir 5 minutes, Oxmo
Few words : "Un jour, un gamin du quartier
a ramené ma mère jusqu'à la maison pour
lui porter les courses. Vous savez pourquoi?
Par respect."
Favorite : Quelqu'un
Smile Maker : l'amitié

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mardi 17 février 2009

Petits mensonges entre amis

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Faut laisser le temps au temps d'entreprendre ce pour quoi on le paye (d')une vie entière. Il doit être fonctionnaire. Donc j'attend. Le moment. En espérant qu'il arrive à temps. Avant que l'espoir s'évapore et que les pores s'exaspèrent.

Du coup, pendant cette semaine qui a duré 3 mois, j'ai remplacé le Clio-boulot-dodo par un genre de Métropolitain-entretiens-Saint Germain. Bref, le rêve haussmanien dans toute sa splendeur. Du théâtre du Temple, du Starbucks, de la Mosquée de Paris, du Forum des Halles, du Sentier, des Champs Elysées, des Tuileries... en veux-tu ? Tiens, en voilà. Servis sur un plateau doré. Avec des retrouvailles et des rencontres en prime time.

Des petits secrets et de gros mensonges entre amis, sur scène comme dans la vie. Des fous rires aussi et de l'émotion sacrifiée. A s'demander ce qui est le plus important : un toit ou un Toi ; quand les beaux rêves sont en cavale, abrutis par le son des voitures mal absorbé par le double vitrage.

Prisma Presse et Marie Claire ont enfin pu mettre un visage sur mon CV. Je me suis habillée comme une poupée même par -20 parce qu'à Paris c'est la moindre des choses et je me suis nourrie de croque-monsieur et de Chocapic. Parce qu'à 22 ans, c'est la moindre des choses. C'est ça, être une femme Barbara Gould. J'ai eu envie d'être polie et heureuse H24. De dire bonjour en entrant dans le métro. De dire pardon, excusez moi mais je vous emmerde. Je suis là pour être là. Pour exister même sous la neige.

J'ai enfin regardé Juno, enfin revu Je vais bien ne t'en fais pas. Avant ça, je m'étais pris une grande claque dans la gueule par les Noces Rebelles. La routine qui ronge les destins, l'amour qui (se) déchire, les faux semblants, les projets courageux contre "l'insignifiance désespérante" et, finalement, la lâcheté explosive. J'ai tout reconnu.

J'ai découvert que j'étais un peu merdique à Guitar Hero mais je connais désormais par coeur les lignes de métro 4 et 13.

J'ai parcouru les Champs en long, en large et en Converses.

J'ai pu rajouter les papiers de la rubrique "Tout l'monde en a parlé" de Inthemoodfornews dans mon Press Book.

Je serais allée contempler la retrospective de David Lachapelle à la Monnaie de Paris si y avait pas eu 800m de queue.

J'ai entrevu la possibilité d'aller respirer autre part.

Et ça, ça n'a pas d'prix. 

lindsay_lohan_1
Mood : Sur un nuage
Sound : Je me barre, Keny Arkana
Few words : "Faut arrêter de confondre
islamique et islamiste. On dit pas
vinaigre balsamiste." Jamel Debbouze
Favorite : Poudre bronzante H&M (merci Clyvia)
Smile Maker : un peu tout

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lundi 29 décembre 2008

Section Enfant Sauvage

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2008 a trébuché, 2009 a la pression. Cette nuit, elles se passeront l'témoin et la seconde devra amorcer le premier virage avec élégance, sans quoi la course sera perdue. Définitivement. La confiance a pris son envol vers des coeurs plus chaud, le respect l'aurait bien fait si le jet privé était écologique. Le fait est qu'il faut prendre soin de ce (ceux) qui nous entoure(nt), même la tête dans l'four. Electrique. L'abus n'est pas préconisé. Parce qu'il arrive un moment où les limites sont atteintes. Où il n'est plus possible de se couper en quatre pour des gens incapables de se plier en deux. Où faire semblant n'est plus vivable, où la haine prend la parole. Le septicisme n'est pas de mise, enfoui sous des tonnes de strass et paillettes.
Le nouvel an se fête contrairement aux naissances. Alors que l'an qui vient n'est qu'un recommencement. Rien à voir avec un nouvel espoir. De moins en moins. Et on souhaite que cette continuité soit bonne à des gens dont on jalousera peut-être la réussite par la suite. Le relais n'est que paradoxe quand il ne flirte pas avec l'hypocrisie.
La mission est simple : avancer sans rétro, ne pas tout faire foirer. Pas cette fois.

Qui sait.
Peut-être que cette année la fève sera pour moi.
 

Kanye_West
Mood : mélancolique
Sound : L'expression du malaise, Rohff
Few words : "La gloire était mascarade,
la joie était mascarade, l'amour était mascarade,
l'admiration était mascarade, la prévention
était profit, bien couillonnée était la jeunesse."
Un peu de désir sinon je meurs, Marie Billetdoux
Favorite : La petite cité dans la prairie,
Rachid Santaki
Smile Maker : ...

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jeudi 4 décembre 2008

Tout a déjà été dit.

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Krkr

BOUM

haine04

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dimanche 16 novembre 2008

COUP DE GUEULE

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PUTAIN DE MERDE DE CONNARDS DE TELEOPERATEURS SRI-LANKAIS OU J'SAIS PAS QUOI DE FREE QUI COMPRENNENT RIEN DE RIEN QUAND ON LES APPELLE, QUI SAVENT RIEN FAIRE A (LONGUE) DISTANCE ET QUI TE REMERCIENT QUAND MEME A LA FIN EN DISANT "TUTE LIKIPE DU FREE SU RIUNI PUR VU SUHAITER UNE AGRIABLE JURNEE."

Wésséssa.

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mercredi 22 octobre 2008

Vous avez un nouveau message

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"Cette fois ça y est. Plus que quelques heures et la boucle sera bouclée.
Retour à zéro, à l'envoyeur, direct à la case départ, toujours la même. C'est ça qui est grave : alors que ce que je veux le plus au monde c'est partir, oublier, changer d'horizon(s), je retourne d'où je viens. On appelle ça se ressourcer, moi j'appelle ça se casser la gueule.
Tu sais, c'est comme quand tu t'évertues à remplir une boîte en prenant soin de bien respecter chaque chose qui se trouve à l'intérieur. Et puis une fois pleine, la boîte tombe. Tout se casse, même à l'intérieur de toi. Tu t'en veux et t'en veux aussi à la Terre entière. Tu ramasses les morceaux et tu jettes en te disant que finalement, t'auras juste perdu du temps à entreprendre pour rien quelque chose qui s'est détruit en une fraction de seconde.
 
Je sais ce que je t'ai dit. Je déteste les grandes phrases mises sur les gros maux. J'me dis que plus la détresse est grande, plus l'explication doit être simple. Sinon, on plonge dans le ridicule qui nous pousse à enjoliver par des mots, des maux plus que laids. Et ce même quand c'est moi qui les place.
Je pleure même (plus) pas, mais j'ai la gorge nouée quand même. De savoir qu'il peut dormir. Et bien en plus. Que ma détresse ne l'atteint plus. Que chacun de mes gestes lui tire une parole plus que désobligeante.

Je ne réagis même plus. Je ne me reconnais pas. J'ai perdu l'envie d'avoir envie. Envie de me battre. Envie de prouver. Envie d'exister.
J'avais juste envie d'écrire. A toi. Me demande pas pourquoi. T'es pas obligé de lire, pas obligé de répondre. Tout ces gens qui se confient ça doit être lourd en fait. J'voulais t'appeler mais tu dors, toi. De mon côté, il fait trop chaud et trop mal pour ça. J'attends juste que le jour se lève pour pouvoir charger. Charger et "rentrer". Je ne me sentirai pas bien là-bas. Trop seule quand j'aurai besoin de compagnie, trop entourée quand j'aurai besoin d'être seule. C'est toujours comme ça.

 

Je haïssais revenir chez mes parents et voir que certains n'avaient pas bougé, pas vraiment évolué. Ceux qui n'ont pas d'ambition - hiérarchique ou géographique - m'horripilent. Mais au final je suis comme eux, je fais comme eux, tu vois.
Il faut que j'arrête de me laisser porter, que je réagisse, JE SAIS. Ce que je me demande c'est quand j'aurai la force de le faire.

J'ai plus envie de vivre. Oh, rassure-toi, rien à voir avec l'envie de mourir. J'ai juste envie de "mettre un pont" sur les prochains mois de ma vie, histoire de prendre (beaucoup de) le temps de me retrouver. Retrouver ma hargne, mes vannes, mon envie d'être belle, mon asociabilité, ma pudeur sentimentale, mon débit de paroles plus rapide que son ombre et mes fous rires sincères. J'les ai laissés sur le côté, j'me souviens plus vraiment quand.

 

Devant moi, y a ma vie dans quelques sacs et lui, il ronfle. Après m'avoir dit que je pouvais prendre mes photos, mes cadeaux, mes lettres, qu'il en avait plus rien à foutre. Je le déteste. Je lui en veux de m'faire du mal alors que je lui ai dit qu'il m'en faisais. Je suis passée de l'amour à la haine. Effectivement, il n'y a qu'un pas. Le prochain, lui ou un autre, aura une lourde tâche : être parfait. Sans quoi je ne croirai plus jamais en rien.
J'ai le droit? J'ai le droit de poser ma vie dans les mains de quelqu'un qui a rien demandé? Le jour où je pourrai répondre "oui", c'est que je serai prête. Là non. Je ne veux faire subir mon manque de vie et d'envie à personne. Je sais désormais ce que c'est vraiment d'être fermée cardiaquement parlant.
Il est 2h45, je suis allongée dans ma salle de bains. Je vais aller me doucher. Pour me rafraichir les idées et oublier un temps que mon corps est de plus en plus laid à cause de mon laisser-aller.
Dans quelques heures, la boucle sera bouclée et faudra tout recommencer."

C'était le 23 août. Depuis, pas grand chose n'a changé si ce n'est que j'ai appris à tempérer. Parce que le malheur est incompris, la faiblesse mal considérée. Les gens comme ça n'intéressent personne, surtout pas les employeurs. Alors les entretiens attendront, que vous le vouliez ou non. Et le cercle est moins vicieux que ceux qui le font tourner. Si je ne saute pas tout de suite, c'est que je ne suis pas encore prête à foirer la réception. C'est tout. Le jour où je reprendrai ma vie en main et où cela me plaira, je l'aurai fait pour moi, pas pour vous. Peut-être qu'à ce moment-là, j'aurai appris à pardonner. En attendant, je m'évertue à oublier, à ne pas m'attacher. Parce que tout le monde part un jour.

Depuis ce 23 août alors, la Bourse s'est effondrée et Rihanna a repris une chanson d'Ozone. De mon côté, je me suis droguée à How I met your mother et aux frères Scott, j'ai entamé mon premier roman et choisi celui qui le préfacerait, j'ai redécouvert des plaisirs simples, retrouvé des amis de source sûre et vu s'en éloigner d'autres, j'ai comparé diverses possibilités, acheté des chaussons parce que ma mère en avait marre de me voir marcher pieds nus, participé à une crèpaillère, une pendaison de crèmaillère avec des crêpes à foison, acheté des chaussures même pas pour moi, acheté une nouvelle voiture, eu un Scoobidoo qui fait du skate dans une Magic Box, fait des nems banane-Nutella et du chili con carne, eu des discussions futiles, d'autres fatalement utiles, failli aller au concert d'NTM au Dôme de Marseille (pour Kery, on sera là),  appris que ma sœur était enceinte, eu envie de fracasser tout le monde souvent, d'embrasser le reste parfois.

Et j'ai envie de croire qu'à 21 ans, on a le droit de prendre 3-4 mois, et même le temps qu'on veut, pour se reconstruire et envisager son avenir du mieux que l'on peut.

A bon lecteur.

miss_tic


Mood :
mieux
Sound : Right now, Akon
Few words : Avec le temps va, tout s'en va
Favorite : un bonnet rasta gris
Smile Makers : Ted, Barney, Marshall,
Lily et Robin



 

 

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dimanche 21 septembre 2008

Juré

CR4ZYM00N on Facebook

J'resterai pas plantée là
A m'regarder continuer.

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mercredi 20 août 2008

CR4ZYM00N on Facebook

Une vie pourrie comme un Stop Tout

quand tu rêvais d'un AterEight.


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