lundi 5 octobre 2009
Réunion de crise chez les hommes
... par Mathieu.
- Bonjour tout le monde. Alors, la réunion d’aujourd’hui va être un peu spéciale parce qu’on un gros problème au sein de l’entreprise. Je viens de recevoir le sondage que j’avais commandé il y a quelques semaines. Ben laissez moi vous dire que c’est pas bon du tout. 78% des femmes pensent que les hommes sont des gros cons. Ca peut pas durer, là on va droit dans le mur. Ah non, mais je préfère être clair les mecs, le jour où elles auront plus besoin de nous, bah… bah déjà elles auront plus besoin de nous et on fera moins les malins. Oui Rémy je t’écoute.
Rémy : Non mais juste, je me demandais pourquoi tu m’avais convoqué. Parce qu’avec mes gars, même aujourd’hui, elles ont pas trop besoin de nous en fait.
- Tu représentes qui toi déjà?
Rémy : Les puceaux.
- Ah oui! Nan mais reste quand même parce que je me suis dit que ça pourrait t’aider. Parce que je suppose que vous avez pas l’intention de rester comme ça toute votre vie. Nan mais voilà on est d’accord. Donc tu restes. Donc je disais, euh…, oui, il faut qu’on fasse de profonds changements dans notre comportement hein? Déjà Bruno, tes mecs ont quelques peu merdé ces derniers temps. Le fait de ne pas rappeler une fille avec laquelle tu viens de coucher, ben ça passe plus ça. Oui c’est une question de… comment elles appellent ça déjà? De respect, c’est ça.
Bruno : Nan mais t’es sûr que ça a penché dans la balance ça ? Parce que bon…
- Ah mais oui, c’est même la première raison. Donc faut plus faire ça.
Bruno : Ah bah ouais mais on fait comment nous maintenant?
- Mais je sais pas moi. Tiens, une idée toute bête. Toi quand t’es arrivé dans l’entreprise, t’as eu une période d’essai. Bon déjà faudra que je demande pourquoi on t’as prolongé, mais bon c’est pas la question. Ben, tu dis à tes gars de faire pareil. Tu fais aux filles une période d’essai de, je sais pas moi, une semaine et puis tu vois si ça colle.
Bruno : Je veux bien moi, mais concrètement ca se passe comment? Parce que les gars, ils vont pas savoir ça.
- Mais je vais pas tout vous expliquer non plus merde. Tiens ça, c’est un truc à demander à Marco. C’est lui qui s’occupe de tout ce qui est romantisme, mec bien et toutes les conneries comme ça.
Bruno : Ouais mais Marco il est pas là. Apparemment il a pris une murge hier et du coup il s’est fait engueuler par sa femme alors il est resté chez lui.
- Mais alors celui-là, il est jamais là quand on a besoin de lui. Nan mais par exemple, c’est des attentions envers la fille je sais pas moi.
Bruno : Nan mais ça, il m’a expliqué une fois Marco. C’est pas le truc où on offre des fleurs, où on apporte le petit dej’ au plumard, un truc comme ça?
- Ah bah si ça c’est bien. Bon, y a pas que ça, mais c’est un bon début déjà.
Bruno : Ah ouais, mais c’est chiant ça nan?
- Bon c’est comme ça et c’est tout!
Bruno : Non mais moi je veux bien dire aux gars de faire un effort mais ça va tout de suite poser un problème de logistique.
- C’est-à-dire?
Bruno : Bah on fait quoi de l’autre fille?
- L’autre fille? Je comprends pas.
Bruno : Mettons, on est samedi. Ben les gars, il font leur trucs, ils couchent avec la fille. Bon derrière, ils font toutes les conneries que t’as dites là, pendant une semaine. Et là ça nous emmène au samedi d’après.
- Et ben?
Bruno : Ben qu’est-ce qu’on fait de la fille avec laquelle on doit coucher ce samedi-là? Parce que je veux bien dire aux gars d’organiser des plans à trois d’une semaine sur l’autre mais je promets pas qu’on s’en sortira tous les week-ends.
- Bon, alors déjà ta gueule. Et tu demanderas à Marco de te faire un topo parce que moi je vais t’en mettre une là.
Euh… autre chose. Ah oui putain Eric. Ca va être chiant ça aussi. Les tromper, ça aussi ça a du mal à passer.
Eric : Ah non mais là je t’arrête tout de suite. Si tu m’enlèves ça, moi les gars je les tiens plus. Ils vont tout péter.
- Mais non, mais c’est pas le sujet putain. Tes gars, je sais, ils ont leur besoin, je peux comprendre. Mais faut absolument arrêter de se faire choper. Tiens par exemple, c’est quoi votre règle n°1, celle qui faut jamais transgresser?
Eric: Ne jamais se taper une fille que ta copine pourrait rencontrer.
- C‘est ça. Tu es conscient que la meilleur amie, ça marche pas?
Eric : Ah oui, je vois à quoi tu veux faire allusion. Y en a qu’on un peu merdé, mais je vais régler tout ça.
- Ouais mais j’aimerais bien que tu le notes ça?
Eric : Oh ben ça va, je peux retenir un truc, je suis pas complètement con quand même.
- … Ouais note-le quand même.
Bon, il me restait quelqu’un à voir. C’est qui déjà qui s’occupe des 20-25 ans là. Ouais Julien. Ah putain vous êtes pas mal non plus vous. Qu’est-ce que c’est que cette mode à la con de leur claquer les fesses? Non mais sérieux les mecs, vous êtes pas nets.
Julien : Nan mais c’est pas fait méchamment. C’est comme quand on sort un petit «t’aimes ça grosse cochonne». C’est pas fait méchamment.
- Ah parce que vous faites ça aussi? Mais vraiment, mais vous m’aurez tout fait! Ah putain te v’là Marco. Eric tu mets Marco au jus de tout le bordel qu’on a dit tout à l’heure pour qu’il l’explique à l’autre con. J’en étais où là. Ah oui, non vous m’arrêtez ça tout de suite, hein? Et puis, d’ailleurs, à partir de maintenant je vous interdis le porno parce que ça vous monte trop à la tête ça.
Marco : Bizarrement, j’aurais pas dit la tête moi.
- D’ailleurs, le porno c’est pas votre rayon normalement, c’est celui des puceaux.
Rémy : Ah oui, le porno c’est moi.
- Qui a dit «Et Schmidt»?
Christophe : Oh ça va, on peut rigoler un peu quand même.
- Nan mais rigoler, on peut. Mais là c’est pas drôle. «Le porno c’est moi. Et Schmidt» je suis désolé c’est naze. Et arrête de te marrer parce que je vais t’en mettre une. Si tu veux un jour être un autre représentant que celui des« bons copains», va falloir bosser sérieusement là-dessus. Dans tes vannes, essaye d’être un peu plus, je sais pas moi, sophistiqué.
Christophe: Sophie qui?
- Nan sérieux, arrête maintenant. Pour en revenir à Julien, c’est quoi l’intérêt du truc?
Julien: Je sais pas, c’est une question d’originalité.
- Ben faudra être original autrement. Par exemple, vous faites ça dans un endroit insolite. La table de la cuisine par exemple.
Marco: Non mais les gars, ça va pas le faire parce que le piment dans le couple c’est moi aussi ça. Donc la cuisine c’est moi.
- Et là Christophe, y a rien qui te vient par contre. Je sais pas, «la cuisine c’est moi». Non? Bon.
- Pour conclure, j’attends vos idées parce que moi, je suis un peu à court là.
Marco: Ouais, moi j’en ai une. Alors ça vaut ce que ça vaut, hein. Est-ce que par exemple, on ne pourrait pas arrêter d’être des gros cons?
- Euh… Bon je dis pas que c’est une idée complètement débile. Mais on va oublier parce que ça on y arrivera pas.
lundi 5 janvier 2009
Sans titre
"C'est peu de dire que, aujourd'hui, vous m'avez tué. Tué en moi l'essentiel, c'est-à-dire ce que, en moi, vous aviez construit et que, à travers tout ce qui va, vient et revient, j'exprimais à cause de vous. On ne se fait que par l'autre, vous le savez, à preuve qu'on pourrait être bien différent, en dépit des apparences.
[...]
C'est l'autre qui fait qu'en soi les jours ne suivent pas bêtement les jours, et qu'on puisse conduire au-dessus d'eux un semblant d'histoire, ouverte sur la suite des temps.
[...]
Voilà bien longtemps que je vis comme je pense, en tâchant de garder la lumière que j'ai reçue : tout le monde fait pareil, et il n'y a pas de malin. De telle sorte que les "belles âmes" sont parfois celles que, un jour ou l'autre, on préfère regarder de loin..."
Paul Guilbert à Raphaële Billetdoux (1977)
mercredi 23 juillet 2008
11 minutes chrono
Amis de France Bleu Azur, bonzur. Si, pas comme moi, tu consultes chaque jour attentivement le "flash circu" pour savoir comment ça roule entre Menton et Cannes, ce petit jeune au nom exotique ne t'est pas inconnu. Georges Q.C., 20 ans, guide chaque jour des milliers d'automobilistes sans même avoir le permis. Mais pas que. Il est aussi un fin gourmet amoureux des tartes au citron meringuées de la boulangerie de Carrefour, sûr de lui toujours partant pour une journée plage ou un stage rémunéré à Sport+ et fin d'esprit très très bon public à mes blagues de merde. Et pour ton plus grand bonheur, il te fait partager sa journée.
6h59. Minute – 11 avant le premier passage à l’antenne. Je suis complètement « défracté ». Le seul fait de regarder l’heure sur mon ordinateur me paraît être une épreuve insurmontable. 6h59 ! Bordel ! Pourquoi je ne suis pas dans mon lit ? En plus, il fait froid avec la clim’ là ! Je me mets à rêver de ces nuits d’hiver où je peux m’emmitoufler sous ma couette. Le pied !....Non, non, pas bon…. Ne pas penser à dormir sinon….je vais m’endormir ! Les autres qui sont « censés » travailler sont en train de sombrer dans les bras de Morphée eux aussi…Bon allez, je ferme les yeux dix secondes…juste dix secondes….juste dix…juste….Zzzzzz…zzzzzz……NON !....Réveille toi !....Réveille toi !…. Pense à autre chose…. Pense à autre chose….
Dans un effort herculéen et avec une force de volonté incroyable, je parviens à allumer mon poste de radio. C’est l’heure de l’horoscope : « …Taureau…vous intervenez pour des proches, vous faites ce qu’il faut… ». Eh bien, c’est bien la première fois depuis une semaine que l’on ne m’annonce pas que je vais me suicider ou que toute ma vie va s’effondrer aujourd’hui. C’est une bonne journée qui se profile ! Néanmoins, cela ne me dit toujours pas comment sont choisis les signes du zodiaque qui figurent sur le baromètre de l’amour dans Aujourd’hui en France. A étudier sérieusement…. Ça commence à me travailler….
7h05. « Je crève la dalle ! ». Exclamation d’un collègue de travail. Il ne manquait plus que ça ! Maintenant, c’est mon estomac qui commence à me rappeler à l’ordre. « Tu ne m’as donné que deux tartines de beurre ce matin…Salaud ! ». Mon dieu que la matinée va être longue….Pense à autre chose….Pense à autre chose….
C’est à ce moment-là que le pire arrive. Le drame même. Alors que je suis en train de penser à ma journée (à comprendre dormir sur la plage et me remplir la panse jusqu’à en vomir), la chose tant redoutée arrive. Vous savez quand vous fixez un point le matin au réveil, et que vous restez comme ça pendant un quart d’heure. Sauf que vous ne vous en rendez pas compte. Pour vous, cela ne dure que dix secondes ! Eh bien, voilà ce qui m’est arrivé.
7h10. Jingle. Animateur : « On retrouve tout de suite Georges Q….. ». PANIQUE ! Je me mets une grosse claque dans la gueule et puis : « Oui bonjour Eric !.... », dine vos-je d'une voix si enthousiaste que je parais réveillé depuis 10 heures déjà….
7h11. C’est fini. Rendez vous dans 26 minutes.
Oui…oui….on pense à beaucoup de choses avant de passer à l’antenne...

Mood : Enjoué
Sound : Viva la vida, Coldplay
Few words : "Souris à la vie si tu veux
qu'elle te sourie". A-L S.
Favorite : Mister Freeze bleu framboise
Smile Maker : les journées comme celles-ci...
samedi 12 juillet 2008
c'est qui, lui ?
Lui, c'est Yannick F.
ou "la relève". Le joueur prometteur à l'avenir incertain mais
résolument promu à une carrière reconnue. Pour sa plume, son imagination, ses
crêpes roulées comme des bombes atomiques et ses idées farfelues d'importer Big
Ben à Nice juste parce que les attaques simples et réalistes n'accrochent pas.
Un corps de liane, le sourire au bout avec, toujours, le coiffé-décoiffé
calculé du mec qui semble à peine levé, ce fervent défenseur de Quick arrive
souvent à surprendre là où on ne l'attend pas. Sur Cr4zy, par exemple.
Je musarde dans ma nouvelle
chambre. Dans cette cellule 3 étoiles pas encore inondée de mon désordre. Mon
oreiller, frustré de sa solitude depuis le matin, me fait de l'oeil. «
Ramène ton boule ! C'est l'heure de pioncer », me suggère-t-il d'une voix
de tête. Alors que je suis en passe d'accepter sa proposition, mon ordinateur
wizz à mon secours. C'est Noémie. La protagoniste de ce blog. L'initiatrice. La
directrice. La conceptrice. Et probablement plein de trucs en « -ice ». Mon
ancienne camarade de classe vient à ma rencontre. Non pas dans le but de
m'avouer enfin une affection ô combien flagrante selon les dires d'une
écrasante majorité, mais dans l'idée de me proposer un big deal :
Noémie : ben tecri un
article sur ske tu ve
Noémie : c simple
Noémie : alexis et mathieu lon fai dejà
Noémie : mais ils ont écri des truc pa terrible
Noémie : si tu pouvé ratraper leurs horreur, ca serai top
Yan : là je vais faire à manger pour les orphelins
de mon association, mais dès que je reviens, je t'écris ça ;)
Le soir venu, j'éteins la
lumière, ma télé, mon portable et mon pacemaker pour ne me consacrer qu'à mon
ordinateur. A l'harmonie que je vais dicter aux touches de mon clavier.
Mais voilà que je réalise avec stupeur
que l'inspiration m'a fait un faux plan. Me voilà seul. Seul face à ma feuille
blanche. Situation si pathétique que même le bout de papier m'a snobé. En fait,
je n'ai face à moi qu'un amas de pixels sur mon écran, en guise de délégué.
Semi-vexé, je reporte ma concentration sur la trouvaille d'une idée de sujet.
« - Tiens !
Je vais raconter ma vie, si j'étais une célébrité !
- ...
- Ou alors, je rédige un papier sur cette tendance qu'ont les gens,
moi-compris, à n'avoir d'yeux que pour l'apparence!
- ...
- J'ai mieux : je vais écrire un éventail de phrases avec pour règle de
construction « j'aurais voulu...car... »
- ... (oui, je suis un peu schyzo) ».
Minuit. Pas un de mes brouillons
ne me convient. J'en viens même à me moquer de mes propres écrits. Je n'y
arriverai pas. Quel con...
Le lendemain, je me lève en
sursaut. Dans mon miroir, un jeune homme anxieux. La mine préoccupée, les
gestes confus. Je ne déjeune même pas. Rassurez-vous, ceci est dû à une panne
d'oreiller et non à la rédaction de mon article. Cependant, ce dernier me
tracasse un tantinet quand même. Sur le chemin du travail, avec Jackson (ma
voiture), je ne presse pas le bouton On de mon autoradio. Je préfère me
consacrer à la recherche d'un thème. Mais pas moyen...
Même verdict au soir. Quelle
honte... Je ne suis même pas capable de poser ce maudit slam. Au rapport de
Noémie (oui, la directrice), je ne peux que reconnaître mon échec. Pour essayer
une nouvelle tentative. Toujours plus vaine, semble-t-elle. Reste à me tirer
une balle (dramatique, mais j'suis comme ça moi...).
Et puis...
J'me rends compte... Je réalise
que ma feuille n'est plus blanche. Que des lettres et des mots sont venus s'y
taper l'incruste. Pire encore, je suis le promoteur de ce rassemblement ! J'ai
écris. Des phrases, des paragraphes... Peut-être même de quoi satisfaire la
petite brune (c'est moi ça,
ndlr). Qui sait...
(il n'est pas improbable que des éléments de cet article aient été réalisés
avec trucages)

Mood : crescendo
Sound : Sweatshop
Union - Try
Few words : « Je
veux bien ! », Zach Braff
Favorite : des
chaussures G-Star
Smile makers : les filles
jeudi 12 juin 2008
Et ça continue encore et encore
Promis, après c'est mon tour. D'autant plus que, je sais pas pourquoi, les gai(y)s lurons sélectionnés ont choisi de plomber l'ambiance. Merci les gars.
Donc, le prochain s'appelle Mathieu LP. aka. Mat' Leup'. Il a le cœur sur la main et la main sur la pinte. Signe particulier : il est le sosie de Bernard Werber, le rire communicatif en plus. Venu tout droit de la Bretagne, il parle sans les [e] que nous devons rajouter dans nos phrases, nous, pauvres sudistes et assume, lui, les photos dossiers et les bottes en caoutchouc pour aller à la plage. Celle où on ramasse des coquillages qui ne font pas clap-clap, qui se pêchent, c'est tout. Membre actif de la section nouvellienne "j'fais c'que j'veux, j'ai pas d'cheveux", il sait animer une soirée en grandes pompes. Ou en petites d'ailleurs. Pour finir, il est le seul à avoir osé me dire en souriant que je ne ressemblais à rien et à m'avoir appelée Chtiote Biloute, ce qui, ma foi, est preuve d'un immense courage au vu de mon imposante carrure susceptibilité.
Un jour, je serai comme tous ces gens.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui continuent de
sourire à la vie alors que celle-ci ne les regarde plus depuis longtemps.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui se battent pour
les choses auxquelles ils croient.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui ne se remettent
pas toujours en question.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui n’ont besoin que
de regarder l’amour pour se rassurer.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui osent se regarder
dans la glace sans avoir aucune pensée négative.
Un jour, je serai comme tous ces gens que l’on peut appeler
à 4h du mat’ pour une broutille sans avoir peur de les déranger.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui ne se voient pas
commencer la journée autrement qu’en souriant.
Un jour, je serai comme tous ces gens pour qui les bons
moments pèsent bien plus lourd que les mauvais.
Un jour, je serai comme tous ces gens dont le cœur éclabousse quiconque s’en approche.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui peuvent dire je
t’aime sans avoir peur d’être foudroyé sur place.
Un jour, je serai comme tous ces gens qui savent que toutes
les bonnes choses ont une fin.
Un jour, je serai comme tous ces gens, un jour je serais
quelqu’un… ou peut-être pas.
Pourquoi je devrais être comme ces gens ?
Ces gens qui comprennent pas qu’en souriant tout le temps,
t’as plus de chance de t’en prendre plein les dents. Que de se débattre en
plein océan ne fait que retarder l’inévitable. Que nous sommes sûrement fait
pour des choses plus grandes que de prendre le métro à 6h du mat’. Que l’amour qui t’accompagne est sûrement la
chose la plus instable et destructrice qui puisse être dans ton entourage.
Que ça fait chier d’être réveillé à 4h du mat’ pour savoir qu’untel a enfin
trouver une copine. « Merde, j’ai cru qu’il y avait un mort moi ».
Que le cœur est une peau de chagrin et que le donner à tout le monde te consume à petit feu. Que dire je t’aime est une épée de Damoclès, un symbole à
double tranchant,un pile ou face. Que c’est complètement con de donner une fin
aux bonnes choses. Parce qu’il y a un modérateur de bonnes choses ? Un mec
qui dit : « Ca y est, temps écoulé,c’est fini les bonnes choses. Tu
en as eu assez pour cette année, il faut partir maintenant. Retournes à ta
petite vie de chiotte. Suivant. »
Si on arrêtait
quelque temps d’être toujours optimiste, ou tout du moins utopiste et naïf, on
arrêterait de toujours vouloir décrocher cette foutue lune. Personne n’a vu
qu’elle était dans l’espace, arrêtez de vouloir la choper. Peut-être qu’on se
remettrait au boulot, qu’on arrêterait de grogner, qu’on se prendrait pas la
tête pour rien. En acceptant notre sort, on serait tous à 100%, tout le temps.
Tout le monde tirerait dans le même sens pour nous amener les uns les autres
vers le haut et atteindre les objectifs que nous réclamons ou plutôt que nous exigeons comme notre dû, depuis longtemps. Mais même cette vision fataliste est
utopique.
Alors faites comme vous le sentez en fait.

Mood : meurtrier
Sound : Halleluja, Jeff Buckley
Few words : "Si tu
n'entends pas les autres, c'est que
tu t'écoutes trop parler" el
Pagio
Favorite : sais pas...
Smile Maker : en ce moment personne à part mon
voisin
de chambre qui dit "ça craint" toutes les deux secondes.
mercredi 4 juin 2008
Carte blanche
Il est l'unique, le plus-que-ça. La piste en exclu, le gratuit pour neuf achetés, les 30% offerts. On s'demande toujours où est la faille. Le piège qui va nous faire déchanter. Rapidement. Seul contre tous et avec tout l'monde, il inaugure aujourd'hui la catégorie des VIP guests. Ceux qui sont tellement fans de Crazymoon qu'ils rêvent d'y prendre part. Et parce que je suis trop bonne et surtout super joueuse, je lui ai laissé les clés du temple. Lui : Alexis B. Un sourire Colgate marié à un humour Braïce de Naïce un peu plus classe que celui de Dudu(jardin). Le seul qui puisse mettre des pulls rose ou un casque d'Astérix et assumer totalement. On l'aime, on l'déteste, comme on veut, moi j'l'admire un peu quand même. Pour sa répartie et sa créativité, il est pas super impressionnant non plus, hein!
Que faire quand on n'a rien à dire ? Laisser faire les
autres. Encore faut-il leur faire confiance… Et comment faire quand le verbe
faire figure déjà six fois en seulement quatre phrases ? Rien. Se laisser
faire. Tout ce qui nous entoure est assez chiant comme ça, pas la peine de se
laisser (faire) emmerder. Y a tellement de parasites, de grains de sable, de
merdes à consommer sans modération qu’il est parfois très bon de s’allonger sur
son clavier pour se plaindre. Un bon coup. Un vrai. Sans avoir de scrupule.
Marre de parler avec des gens qui te regardent pas dans les yeux, marre de leur
dire qu’il faut pas qu’ils s’inquiètent, que ça va. Marre de regarder à droite, à gauche - et
encore à droite pour traverser. Assez des consignes de ces professeurs trop
contents d’avoir trouvé des problématiques chiantes comme eux. Ras le boul’
des poignées de mains toutes molles de mecs tous mous – des barres poisseuses
dans les bus – des grands rires gras de grosses insupportables. Marre d’en
avoir marre. Marre des canards. Mort pour les vieilles qui pestent à haute voix
pour qu’on les entende se plaindre. Marre de sourire quand on prend une vanne
pleine tête d’un type à qui on pourrait rétorquer en cash mais auquel on
accorde un répit pour ne pas le voir s’effondrer en larmes, son froc en bas des
pattes devant tout le monde et ensuite s’excuser d’avoir attaqué son physique.
« Je sais, tu n’y peux rien connard, mais fallait pas l’ouvrir en
premier ».
Et pourquoi pas, à la place, un petit pain au lait frais, dès le matin, avec un gros câlin pour commencer la journée ? Descendre l’escalier, sans avoir mal aux jambes, marcher en souriant, du ragga-dance-hall dans les oreilles et une ouach de psychopathe derrière les dents. L’envie de tout croquer. Une mamie qui galère pour marcher, repliée par ses rhumatismes et le poids des ans, qui trouve à peine la force de lever les yeux et qui te lache un sourire Colgate massif, juste pour toi. Un parc, planqué entre dix rues et deux cent immeubles, avec une pelouse qui vient tout juste d’être tondue, l’odeur à l’appui. Tu vois le truc ? Que du lisse, du frais, du doux. Des trucs qui passent tous seuls, qui coulent. Pas d’aspérité. Tu vois le truc ? Si tu vois pas, va te faire… confiance et laisse moi faire.
Mood : disconnect
Sound : Le temps qui reste, Reggiani
Few words : "J'ai besoin de prendre du recul". (quelqu'un)
Favorite : Noémie
Smile Maker : Noémie again


