Crazymoon - Follement Féminin

"Un p'tit bout de femme toute marrante qui fait sourire la pluie."

dimanche 8 novembre 2009

PORTRAIT FAMILIER NUMBER FAÏVE : LE MENU BEST OF AMITIE POTATOES SPRITE

CR4ZYM00N on Facebook

00767630_photo_kristin_davis_kim_cattrall_sarah_jessica_parker_et_cynthia_nixon_dans_le_film_sex_the_cityNoms : Christel, Karine, Audrey

Moyenne d'âge : 22 ans

Que des signes très particuliers

 

Telle un scout, C. est toujours prête. A tout. Que ce soit partir en road trip improvisé ou se faire un menu à volonté chez Pizza Hut. Passionnée d'Anglais, elle commence toutes ses phrases par "C'est comme à Londres" ou "A Londres c'est mieux parce que..." et enseigne la discipline à des collégiens auxquels elle répond "Toi, je veux pas t'entendre !" quand ils lui posent une question dont elle n'a aucune idée de la réponse. Grande blonde au physique facile taillé par des heures de footing et d'abdos-fessiers, elle se demande souvent à qui elle pourrait plaire, pas toujours convaincue par les 95% de la gent masculine qui la trouvent à leur goût et même plus et ses deux élections en concours de Miss. Rien à voir avec une quelconque ressemblance capillaire, C. est fan de Shakira depuis toujours et fantasme sur Ne-Yo. En revanche, elle n'a aucune idée de qui sont Drake, Michael Ciani et Stuart Weizmann et n'en a rien à foutre ; c'est ce qui complète son charme. Collectionneuse dans l'âme, elle a, par bonheur, près de quarante robes dans son armoire et enchaîne, par malheur, les plans love louches. Entière et optimiste, elle aime les blagues sur les blondes, les Sprits chocolat et la salade Chicken Ceasar grillé et prendre des p'tits dèj' en sortant de boîte. Avec elle, j'ai inventé des chorégraphies, j'ai regardé un million de fois Héroïnes, je suis allée chercher un stylo sur le toit du lycée, j'ai passé mes récrés aux toilettes, je me suis faite gazer à une fête d'anniversaire, j'ai pris des photos ridicules, j'ai mangé des brugnons et bu de la Badoit assise par terre à 100m de chez elle... J'AI RI. Bref, elle n'a pas d'prix. 

Souvent crue et toujours imprévisible, K. est donc un peu comme un mix du jambon de Bayonne et de Lebron James avec une répartie décalée à toute épreuve. Devant un distributeur de billets, elle se tournera vers toi et te demandera négligemment "J'prends combien, frère ? Trois cent milles ?", à sa soeur qui se lèvera en disant " Merde, y a quelque chose qui m'a piquée" elle répliquera "C'était ma biiite." et à un patron de restaurant qui veut savoir ce qu'elle a mangé pour pouvoir partager la note, elle répondra sans sourciller "Je souffle, vous devinez ?". Jolie blonde aux yeux bleus et à la classe innée, elle rit toute seule pendant ses cours de droit et détient une autodérision hors du commun qu'elle sait mettre à profit quand, par exemple, elle considère que des épinards ne constituent pas un repas consistant et décide donc de tremper chaque quartier de sa pomme dans du Nutella pour apporter du goût. Bordélique et parfois lunatique, elle compense par des qualités CA-PI-TALES comme la capacité à crier dans la rue sans scrupule ou à jouer de ses charmes auprès des vendeurs d'IKEA pour obtenir des réductions supplémentaires. Pour s'exprimer, quand elle n'entortille pas ses cheveux sur ses doigts en prenant une voix sensuelle (ce qu'elle réserve aux vendeurs d'IKEA, donc), K. fait de grands gestes désordonnés et invente des mots exotiques avec un sérieux hilarant. Ainsi, elle s'achètera bientôt "une épilateuse" et ne comprend pas les dyslexiques, c'est pas compliqué de pas mélanger les "syballes", merde ! Bref, grâce à elle, les blondes ont chaque jour leur vraie revanche.

Psy par passion des autres, A. écoute et analyse tes pires déboires avec un calme olympien pour finalement te prouver par a+b que ton problème n'en est pas un. Cette petite brune aux yeux venus d'Egypte défend ardemment les bienfaits des mecs thérapeutiques et de la téquila frappée dans la guérison du coeur brisé. Amoureuse passionnée du fondant très fondant au chocolat, elle n'envisage pas un repas sans Badoit dessert ou un été sans bal de village. Kamikaze à ses heures perdues, elle considère qu'elle peut rentrer à pied chez elle la nuit tant qu'elle tient sa clé de voiture entre ses doigts en cas d'attaque perverse. Toujours très distinguée - surtout quand elle est sobre - A. remet au goût du jour des mots inutilisés depuis 1950 comme "automobile" pour voiture et "garçon" pour jeune homme de plus de 25 ans et est à la recherche de, je cite : "un gentil jeune homme qui me mène au restaurant". Elle est également très fière de sa Twingo rouge et considère comme moi que courir en talons c'est aller aussi vite qu'en marchant mais avec le comique de situation en plus. Découragée par la perspective de perdre du poids, elle a eu l'idée préférable de prendre quelques centimètres, c'est plus simple et ça équilibrera, du coup. Bref, elle me réconcilierait presque avec l'alcool et la psychanalyse.

Et malgré le fait qu'elles écoutent de la house, ne donnent pas toujours des conseils sensés ni des nouvelles régulières, ignorent le principe de discrétion et ont des problèmes sentimentaux récurrents, qu'on a des goûts, des couleurs et des caractères très différents  et qu'elles détiennent bon nombre de dossiers sur moi, elles sont quand même super balèzes.


Parce que ces trois (très) drôles de dames adeptes du "Agis, t'auras bien le temps après pour réfléchir" rient de tout et surtout pour rien, mettent chaque jour des coups d'épaules violents à leur paraître (suffit d'creuser), sont capables de faire sourire un restau entier juste parce qu'elles respirent la bonne humeur à des kilomètres, ont des qualités et des valeurs que t'auras du mal à retrouver ailleurs, sont aussi folles qu'elles savent être sérieuses, seront toujours là les unes pour les autres, n'ont pas peur du ridicule et préfèrent un McDo déjanté en Clio qu'un Hilton coincé en Merco.

Si ça, ça fait pas d'elles les meilleures du monde...

 

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mardi 2 juin 2009

PORTRAIT FAMILIER NUMBER FAURE : LE P'TIT COUSIN

CR4ZYM00N on Facebook

meet_the_robinsonsPrénom : Théo


Age :
9 ans


Signe très particulier : pourrait ouvrir une franchise Playmobil

 

 

 

Dans la famille YANAPADEUKOMSA, on ne peut pas passer outre le p'tit cousin. Celui-là même qui collectionne les insectes mourant lamentablement dans des Tupperware et s'étonne quand ce sont les fourmis qui bouffent l'araignée et non l'inverse. Faisant preuve aujourd'hui d'une patience absolue quand sa soeur - la filleule, ndlr - s'assoit sur lui en lui tirant les cheveux, il avait pour habitude étant plus jeune, de se taper la tête par terre pour s'exprimer. Jusqu'au jour où une certaine Crazymoon l'a laissé faire sur du béton. Parfois, la limite entre bonne éducation et sadisme est vraiment mince...

Bref.

Durement entrainé par un père qualifié, le p'tit cousin est farfelu, cynique et amateur acharné de saucisson sec. Judoka émérite et dessinateur talentueux passionné (c'est déjà ça), il aime bien les maths mais ne supporte pas la conjugaison. Surtout quand je lui explique moi, en fait.

Si sa tête à lunettes bien droite jure avec sa démarche un peu gauche, le p'tit cousin se rêve quand même souvent en Batman volant à travers les différents paysages pour sauver in extremis des petites bêtes inoffensives des dangers de la nature.
Bien souvent décidé à avoir ce qu'il veut, il est capable d'aller se plaindre auprès du personnel de Quickos parce que le cadeau dans sa Magic Box n'est pas conforme à ses attentes. Et ensuite dire "non pas celui là non plus", "non pas lui, il est moche" ou "c'est une blague?" quand la pauvre fille à visière lui sort les jouets un par un.

Et on ne lui en veut même pas d'appeler tous ses animaux domestiques Hugo, de collectionner les cactus, de se foutre complètement des vêtements quitte à mettre son pantalon à l'envers, d'avoir appris à lire avec Ratus et Nintendo, d'oser dire que mon chat est gros et de continuer à dormir pendant qu'il mange machinalement des Cheerios.

Parce que malgré tout ça, ce fervent défenseur des Mc Nuggets sauce curry est quand même super balèze. Il fait partie des moins de 10 ans qui comprennent quelque chose au système des cartes Pokémon, a décrété qu'il fallait tuer Dora l'exploratrice, n'aime pas trop les dessins animés avec des sorcières mais veut bien les regarder pour me faire plaisir et mâche les huîtres.

Si ça, ça fait pas de lui le meilleur du monde...



Edit (Paf)
 : la filleule a dit à sa grand-mère "Mamie, je me sens devenir femme, j'ai les cheveux qui poussent."

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mercredi 13 mai 2009

PORTRAIT FAMILIER NUMBER SRI : LA FILLEULE

CR4ZYM00N on Facebook

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Prénom : Juliette

Age : 4 ans

Signe (très) particulier : fort engagement contre la coiffure

 

En seulement quatre ans, la filleule a réussi à se forger un caractère d'acier bien trempé. Véritable révolutionnaire de la bouffe, elle préfère de loin les Petits Coraya aux Pitch fraise et boit le Nioc Man comme de l'Evian. Et puis, quand elle était petite - il y a de ça très longtemps - elle trouvait plus simple de balancer son assiette par-dessus sa tête que de dire "J'ai fini". Autant dire que le repas devenait alors un concept.
De signe astrologique Poissons, la filleule doit sans nul doute avoir comme ascendant la balance. En effet, elle ne cesse de nous le démontrer avec des phrases du genre "Papa il fume mais pour pas que tu le saches, il mange plein de bonbons." Aaah l'innocence de l'enfance... Elle est mignonne.
Mais visiblement, sa maîtresse ne comprend pas l'innocence. La filleule passe ses journées à se faire punir pour bavardages ou création spontanée d'un parc aquatique dans les toilettes des première année. L'éducation nationale n'est vraiment plus ce qu'elle était, incapable qu'elle est aujourd'hui de dénicher les nouveaux talents.
Car qu'est ce que cache, sinon le talent, la capacité à virer le père - dont on reparlera très bientôt - de son hamac pour s'y poser du long de son mètre 10, alors qu'il s'en va mal se caler dans une chaise en plastique ? Même les plus grands avaient échoué jusque là.
Fan incontestable de Hello Kitty - parce que Dora c'est pour les bébés -, la filleule aime se maquiller le matin avant de se rendre à l'école, mais toujours dans la discrétion avec du fard bleu électrique à paillettes, et se prendre en photo avec TOUS ses colliers en plastique. Sachant qu'elle en a à peu près neuf mille trois cent cinquante.
Comme le reste d'ailleurs. Car sache que cette amatrice du "hé biloute!" pourrait ouvrir un Toy'r'us dans sa chambre. Et ne croit pas pouvoir penser si vite que les filleules que tu connais sont comme elle. Non, la filleule a, à côté de son lit, une coiffeuse et UNE CABANE DE JARDIN. Pour pouvoir organiser des déjeuners en toute intimité.

Alors, mis à part le fait qu'elle a choisi une journée où je souffrais de migraine aigue pour ne vouloir mettre que des chaussures trop petites et donc marcher en disant "Aïe... Aïe... Aïe...", que c'est la pire peste à boucles blondes que je connaisse, qu'elle préfère qu'on lui invente une chanson le soir plutôt qu'on lui lise une histoire, mis à part tout ça la filleule est quand même super balèze.

C'est la seule à avoir osé demander à son père "Hein papa que c'est dégueulasse de se lécher la langue?", elle pourrait faire croire à n'importe qui que la sauce potatoes est aussi bonne que la sauce curry pour qu'il échange, elle déteste les robes sauf celles que je lui offre moi et si au téléphone tu lui demandes "Et là tu fais quoi?", elle répond "Ben je téléphone".

Si ça, ça fait pas d'elle la meilleure du monde...

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mardi 21 avril 2009

PORTRAIT FAMILIER NUMBER TOU : LE FRERE

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simon_portraitIdentité : Simon ("Mais vous êtes juiiiiif ?", Mme Sarfati)

Age : 20 ans

Signe (très) particulier : un oeil qui vibre quand il mange quelque chose d'acide (lui, pas l'oeil)

Le frère est né gros et économe. Le frère mourra élancé et à découvert. Il finira mal, indéniablement, perturbé par la mère qui nous interdisait de regarder Dragon Ball Z (trop violent) et de manger des Kinder Bueno (trop... je sais pas, je n'ai pas d'explication). Déguisé en danseuse, princesse ou révolutionnaire à jupon à longueur de journée par des hordes de soeurs et de cousines lorsqu'il était enfant, le frère a longtemps cru qu'il pouvait dire "On joue à papa et maman et moi je fais la grande soeur." sans se faire tabasser. Puis, il a commencé le rubgy. Et le judo. Et le tennis. Une hyperactivité chronique alliée à une absence de sensibilité évidente. Le frère se fait une double fracture du tibia-péroné comme tu vas chez le coiffeur et savoure sincèrement les melons dégueulasses. Une philosophie de la vie comme une autre. Pour ne rien arranger, il s'est pris un jour une horloge d'époque sur la tête. Depuis, l'horloge ne fonctionne plus, son cerveau non plus.
Le frère ne comprend pas, je cite : "pourquoi les grand-mères aiment ça. Le repassage." et coffre ses biscuits au chocolat et autres Dragibus dans ses boîtes rouges, sous son bureau. Il mange aussi des céréales fourrées Tom et Pilou.
Jusqu'à la dernière phrase, le frère était un peu un mythe. Apprécié à outrance par la gent féminine depuis qu'il a renoncé au survet' et à la frange blonde (???), il a - sans transition - un humour décalé et les coins de la bouche qui frétillent quand il s'empêche de rire. Fan inconditionnel de l'OM, des Simpson et de rap français, il est un des rares au monde à pouvoir dire "parisien on va ni*** ta m***", "'tooo" et "sopranbabadélapsy4traaaaaaaa" dans la même phrase.
Son principal hobby étant de faire du bruit, le frère s'est pris de passion très tôt pour les sons chiants et répétitifs comme le sifflement, les trucs qu'on tape sur une table, les gueulements non-identifiés typiquement rugbalistiques et un pin's offert gracieusement par Pif et Hercule. Qui chantait la Marseillaise.
Pour en revenir à son signe très particulier, le frère a trouvé, un soir de Noël, la technique pour se débarasser d'un vieux lourd du genre qui n'arrête pas de dire de la merde - "Enfin, comme je te le disais, la crevette c'est le fruit de la mer. On la fait au barbecue, bouillie, grillée, rôtie, sautée. T'as la crevette kebab, la crevette créole, le gombo de crevettes ; à la planche, à la vapeur, en sauce ; tu fais l'avocat crevettes, la crevette citron, la crevette à l'ail, la crevette au poivre ; soupe de crevettes, ragoût de crevettes, la salade de crevettes, cocktail de crevettes, le hamburger de crevettes, le sandwich crevettes. Ah... c'est à peu près tout." Il a mangé du cassis. Et là ô miracle ô enchantement son oeil s'est mis à danser la lambada. Autant dire qu'avec le père - dont on reparlera bientôt - on n'a pas hésité à lui en faire manger de force jusqu'à épuisement des stocks et cécité partielle.
Tout ça pour dire que mis à part le fait qu'il met une heure pour se décider entre des baskets blanches et des baskets blanc clair, qu'il écoute la même chanson de La Fouine en boucle pendant plus d'une semaine, qu'il ne m'a toujours pas offert mon cadeau d'anniversaire et qu'il vit la plupart du temps en boxer, ce fervent membre des alcooliques non-anonymes est quand même super balèze.
Il peut gagner un concours de Pastis-sec-cul-sec à un mariage et continuer à faire croire à la grand-mère que c'est la première fois qu'il boit, se recevoir les dernières gouttes d'un verre d'eau dans la gueule à tous les repas et m'aimer encore, rouler en bolide des années 20 et serrer quand même et avoir des fiches de paye sur lesquelles l'intitulé du poste est : caissière.

Si ça, ça fait pas de lui le meilleur du monde...

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dimanche 19 avril 2009

PORTRAIT FAMILIER NUMBER OUANE : LA MERE

CR4ZYM00N on Facebook

maman_portraitIdentité : Anne-Lise

Age : 49 ans

Signe très particulier : un humour bizarre

Avec un coeur porté à bout de bras parce que bien trop gros pour tenir sur une seule main, la mère est d'apparence normale, voire accueillante. Et pourtant...
Persuadée qu'il y a de la drogue dans les M&M's orange - c'est vrai même qu'elle l'a lu dans un mail dont l'objet était précédé de FW, Fraiment Wrai -, la mère peut à tout moment, sans prévenir qui que ce soit, sortir de nulle part une expression philantropique (???) digne des plus grands proverbes africains comme, par exemple, "yoyoter de la touffe". Et non, cela n'a rien de sexuel, c'est la mère, owh !!
Prise de folies passagères, elle est capable de faire du vin d'agrumes ou de la confiture pommes-kiwis pour environ tout Marseille et Nice réunies et, le soir, annoncer la couleur du repas : un steak hâché. Avec des chips si vraiment t'as la dalle. Ou même dire "ce soir c'est brick à l'oeuf/potatoes" et ne pas voir où se situe le problème.
Son plus grand rêve : avoir les cheveux bleus. Ou roux coker. Et se faire tatouer un pin parasol. C'est comme ça. En même temps, quand elle était jeune, la mère se repassait les cheveux...
Fan de Dire Straits et de Keny Arkana, elle a failli se marier avec un joueur de foot devenu célèbre après le refus de sa belle lors d'un tournoi. Et puis, elle a rencontré le père, cet être étrange dont on reparlera bientôt.

Pendant ce temps, à Vera Cruz, 4 de vos ami(e)s sont devenu(e)s fan de j' être un coNard.

Très bon public, la mère pense qu'on peut très bien rire 1 000 fois à une blague, non, rire une fois à 1 000 blagues, non attends... bref, la mère oublie régulièrement la chute des histoires, ce qui nous permet, à nous humoristes, de ne pas avoir besoin d'être très créatifs.
Mais peu importe car dans la vie il y a le ciel, le soleil et la mère. Celle-là même qui dévore les polars marseillais autant que le fromage allégé vraiment dégueulasse. Et alors que tout humain normalement constitué boit de l'eau quand il a soif, la mère préfère la glace au pamplemousse. Non, la mère ne se drogue pourtant pas. A part peut-être aux crèmes anti-rides inutiles qui prennent presque plus de place que mes 985 paires d'escarpins. Elle ne boit pas non plus. Sans alcool la fête est plus folle. Et les déodorants n'irritent pas les aisselles.
Spécialiste du fouillage intempestif, la mère déniche toujours la bonne paire de bottes vintage à 5 euros, le collier coum-si-citi-di-vrai et les maillots de bain wonderful. Pour moi.
C'est d'ailleurs elle qui m'a appris qu'on pouvait très bien porter des baskets blanches et violettes avec un survet' vert du moment qu'il a lui même des touches de violet (tu suis?). Donc pour toutes les réclamations sur mon style vestimentaire parfois classe, parfois improbable, merci de s'adresser directement à la mère.
Mis à part le fait que la mère achète le silence de son fils avec des Bounty, qu'elle croit que sa fille est brillante, qu'elle a été goal de hand-karatéka-danseuse étoile à l'époque où les petits rats foulaient le parquet sous le son d'un vrai piano à queue, qu'elle pense que Google c'est Dieu, mis à part tout ça, la mère est quand même super balèze.
Elle peut du tac au tac t'apprendre ce qu'est un alevin, cuisiner un plat de lasagnes pour 20, te dire "Demain, on va à Toulon. Comment ça pour quoi faire? T'as pas dit que tu voulais un piercing?", tricoter un pull pour ton chien ou un string (!!!) pour ton père ou te ramener une bouteille de bière locale de tous les endroits où elle va sans toi.

Si ça ça fait pas d'elle la meilleure du monde...

Posté par Crazymoon à 14:28 - Portraits familiers - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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